1- Famille et LoisirsUne épilepsie bien équilibrée permet une vie familiale normale dans tous ses aspects, y compris en ce qui concerne les loisirs. Un rythme de vie régulier et une bonne observance du traitement sont importants dans la prévention des crises. La télévision et les jeux vidéo sur écran de télévision peuvent augmenter le risque de crises chez une très faible proportion d'épileptiques (3%). Il s'agit d'épileptiques photosensibles, c'est à dire qui présentent des anomalies diffuses à l'électroencéphalogramme devant la stimulation lumineuse intermittente. Ces patients peuvent faire des crises lorsqu'ils regardent un écran de télévision à moins de 2 mètres ou lorsqu'ils jouent sur un jeu vidéo car certaines images peuvent augmenter la sensibilité à cette stimulation lumineuse. Quand les patients ne font des crises que devant l'écran de télévision, il n'y a souvent pas d'indication à prendre un traitement anti-épileptique. Seules quelques consignes qui consistent essentiellement à regarder l'écran de loin, à changer de chaînes ou éteindre la télévision à l'aide d'une télécommande suffisent. Il est à signaler que des études ont montré que l'utilisation d'écrans fonctionnant à une fréquence de 100 Hz ont souvent un effet protecteur. Télé et jeux vidéo, omniprésents, peuvent poser des problèmes. Les stroboscopes dans les discothèques ou dancing peuvent aussi être un facteur déclenchant les crises chez les sujets photosensibles. 2- EcoleLes crises, même sans déficit moteur ou intellectuel associé, constituent un handicap pour  l'apprentissage scolaire; environ 25 % des enfants épileptiques ont des difficultés pour suivre une scolarité normale. A l'ab sentéisme, s'ajoutent les difficultés relationnelles dues àl'incompréhension, voire au rejet, et les effets des médicaments sur la concentration, la mémorisation et la vigilance. Un handicap pour l'apprentissage scolaire. Généralement, les capacités d'apprentissage sont intactes, mais parfois une lenteur rend difficile une scolarité optimale. Des aménagements dans le temps des épreuves aux examens peuvent être accordés aux étudiants épileptiques. 3- Sport La pratique des sports est souhaitable chez les épileptiques comme chez les non-épileptiques. Lorsque l'épilepsie est bien contrôlée, les épileptiques peuvent faire presque tous les sports de façon normale. Il est recommandé cependant d'interdire la plongée sous-marine. En ce qui concerne la natation, en piscine et en mer, une certaine prudence est justifiée. En effet, le nombre de noyades est 4 à 5 fois plus important chez les épileptiques que chez les non épileptiques. La pratique des sports est recommandée. Si l'épilepsie est incontrôlée ou récemment contrôlée, le patient doit faire l'objet d'une surveillance personnalisée. L'alpinisme de haute montagne ainsi que la planche à voile sont également des sports considérés à risque. Le sport à l'école doit être conservé, il n'y a aucune raison d'attribuer une dispense systématique. La pratique de la bicyclette ne doit pas être interdite même s'il existe un risque faible de traumatisme. Le port d'un casque est conseillé. 3- Conduite automible En cours de rédaction
4- TravailOn estime que 75 % au moins des épileptiques travaillent, mais la moitié d'entre-eux a des difficultés au travail. Le taux de chômage est plus élevé que dans la population générale, et les emplois sont souvent de qualification inférieure au niveau réel de compétence. Pourtant, les épileptiques travaillent aussi bien que les autres et la conscience du risque les rend plus prudents: le nombre d'accidents du travail n'est pas plus élevé et l'absentéisme est moindre. Il y a bien sûr plus d'accidents au travail si l'épilepsie s'associe à un abus d'alcool et à une mauvaise observance du traitement. La responsabilité de l'employeur est engagée si le poste de travail est mal adapté : dans ces conditions le rôle du médecin du travail est particulièrement important. Les réglementations interdisent certaines professions comme les carrières militaires, certains emplois de la fonction publique (sans règle stricte), les emplois engageant la sécurité de la population (personnel navigant des compagnies aériennes, chauffeur de transport en commun, aiguilleur du ciel). D'autres limitations concernent la sécurité du sujet lui-même (travail en hauteur, travail sur machine dangereuse). Le risque d'accident et la mortalité sont plus élevés que dans la population générale. L'assureur peut, s'il juge le risque trop élevé, refuser d'assurer le patient et une éventuelle surprime peut être exigée dans le cadre d'une assurance-vie. La plupart des accidents est due à une mauvaise observance du traitement. Ne pas déclarer l'épilepsie peut dans ce cas entraîner la nullité du contrat et la suppression des indemnités. 5- GrossesseDans la très grande majorité des cas l'épilepsie n'empêche ni la vie de couple, ni la maternité. Certains médicaments anti-épileptiques peuvent gêner la contraception orale. La contraception orale peut voir son efficacité diminuée avec des médicaments comme le tegretol, le dihydan ou le gardenal. Ces médicaments vont activer la dégradation des contraceptifs oraux. Cette technique de contraception peut néanmoins être utilisée à condition de prendre des pilules fortement dosées. L'existence de petits saignements en milieu de cycle indique très certainement une protection insuffisante et un risque supplémentaire de grossesse non désirée. La très grande majorité des grossesses chez les mères épileptiques se déroule très bien mais une surveillance particulière doit-être entreprise. En effet, le risque de malformation du foetus est augmenté (entre 4 et 6%) par rapport à celle observée dans la population en général (2%). Cette augmentation du risque malformatif est en grande partie liée à la prise de médicaments anti-épileptiques. Ces malformations se situent essentiellement au niveau de la face, du coeur, du squelette et du tube neural (spina-bifida surtout avec le dépakine ou le tegretol). Cette augmentation du risque malformatif nécessite une prévention. Il ne faut pas arrêter systématiquement le traitement anti-épileptique avant la grossesse lorsque la prédisposition épileptique n'a pas disparu. Il faut essayer de le réduire et de le simplifier plusieurs mois avant la conception. Une prescription d'acide folique jusqu'à la fin du premier trimestre de la conception est conseillée. Il faut éventuellement fragmenter les prises quotidiennes d'antiépileptiques. Au cours de la grossesse un suivi échographique plus régulier est nécessaire afin de détecter le plus rapidement possible d'éventuelles malformations. L'épilepsie n'est habituellement pas modifiée par la grossesse. Il peut rarement y avoir une augmentation des crises du fait d'une diminution des taux sanguins plasmatiques des médicaments anti-épileptiques qu'il faut savoir compenser. Après l'accouchement il est le plus souvent possible à la mère épileptique d'allaiter. 6- Vie sexuelleLes préjugés liés à une méconnaissance de la maladie sont à l'origine de bien des interdits ou fantasmes : non, les rapports sexuels ne provoquent pas de crises.  Non, les rapports sexuels ne provoquent pas de crises
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